03 mai 2021

La chronique de Charles : Espérance.

Mi-mai ! On va être déconfinés mi-mai ! Peut-être, je dis bien peut-être. Ce n'est pas une promesse ferme, c'est seulement l'échéance probable d'une première étape, si tout va bien, si ça se passe comme prévu, et rien n'est moins sûr pour l'instant. Le printemps, les petits oiseaux, les bourgeons sont au rendez-vous, le mois de mai permissif et libertaire sera à l'heure, mais peut-être pas le creux de vague tant espéré (il n'y a rien qui passe et qui ne repasse, disait ma grand-mère, constatation sage et vérifiée par l'expérience, mais je trouve pour ma part que ça fait un long moment que ça passe et que ça dure, et j'aimerais bien que ça finisse de passer, je n'ai pas que ça à faire, attendre que la vague passe ça me saoule un peu). Le reflux n'est pas encore avéré que déjà, de peur d'être à la traîne, les diseurs de bonne aventure patentés et autres haruspices improvisés et auto-proclamés chasseurs de micros complaisants, nous promettent monts et merveilles, et arguent d'images de liberté retrouvée dans des pays qui auraient fait beaucoup mieux que nous ou que nos dirigeants, plus vite, plus fort (l'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté, disait aussi ma grand-mère). C'est à qui nous montrera des foules non masquées, et des réunions festives chopes à la main. Je m'insurge contre cette vision réductrice, voire étriquée du bonheur,

Zucchero - Il Volo - Venezia, Piazza San Marco