06 octobre 2020
05 octobre 2020
La Chronique de Charles, Tests, tests, tests à tout-va.
Je ne suis pas historien, et ce n'est pas à l'école que j'ai pu apprendre, enfant, l'histoire récente de mon pays. Pour s'obliger à un sacro-saint et respectable principe neutralité (il ne fallait pas qu'on puisse confondre enseignement de l'histoire et éducation politique, aussi bien chez les élèves que chez les enseignants), les programmes scolaires s'arrêtaient à la guerre de 70, et encore, dans un flou artistique pudique. C'était, apparemment, trop frais. Je n'ai appris qu'« ils » nous avaient pris l'Alsace et la Lorraine qu'au travers des récits familiaux de mes grands parents anciens combattants de la Der des Der, pas exagérément revanchards, mais surtout patriotes grand teint.
Depuis, j'ai mûri (un peu seulement, j'ai encore parfois devant l'actualité des étonnements d'enfant naïf). Ado, j'ai appris la réconciliation (merci de Gaulle) (et, par conséquent, l'allemand). Je me suis fait une opinion d'adulte, de citoyen sur la Grande Guerre, sur le conflit mondial consécutif et l'arme nucléaire, sur la guerre d'Indochine et celle d'Algérie. Je ne sais pas grand- chose, je sais que gouverner est un art difficile, mais il n'a échappé à personne qu'en 1939, nos dirigeants se préparaient à des hostilités de type 14-18, tranchées, fortifications imprenables et distribution de masques à gaz. Ils ne préparaient pas le bon combat. Peut-on leur en vouloir ? Et peut-être question encore plus dérangeante, y a-t-il de bons combats ?
Loin de moi l'idée de philosopher comme si j'étais sage, d'élaborer des stratégies de Café du Commerce, mais la période actuelle présente de troublantes analogies : nous sommes en guerre, c'est Mon Président qui l'a dit, on croyait qu'on était prêts, en réalité
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