30 septembre 2020
29 septembre 2020
28 septembre 2020
La Chronique de Charles, Tenue républicaine
J'ai passé la majeure partie de ma scolarité du secondaire en blouse
grise. Le Règlement Intérieur le précisait bien, blouse grise pour les garçons,
blouse bleu ciel pour les filles, mais des filles, il n'y en avait pas (ce n'était
pas mixte au départ, les filles sont arrivées plus tard, en seconde
précisément, cette irruption a beaucoup nui à ma déjà modeste puissance de
travail et à mon niveau de concentration, il faut dire qu'on n'avait alors pas
l'habitude de la mixité, et un tel bouleversement des mœurs en pleine
puberté boutonneuse avait de quoi perturber mes fonctions endocrines les
plus primaires). Il faut dire que ce RI était probablement un vieux texte
poussiéreux, retranscrit sans réfléchir au travers des générations, comme il
en existe dans toutes les institutions un peu âgées quand elles n'en font pas
sérieusement le ménage (si vous ne me croyez pas, relisez les statuts et le
RI de votre association, vous vous ferez à coup sûr des remarques du même
ordre). Il y était précisé que les élèves se devaient de faire honneur à la
réputation du Collège en toutes circonstances, d'avoir une tenue et un
comportement corrects dans et aux alentours de l'établissement, ne pas
fumer également aux alentours (pas besoin d'interdire de fumer à l'intérieur,
sacrilège, on n'aurait même pas pensé à le faire. C'est beaucoup plus tard
que ç'a été autorisé pour les plus grands [c'était une erreur, on en est revenu
depuis]). Ce texte obsolète devenu inapplicable n'était donc plus appliqué, et
c'est uniquement par esprit de fronde adolescente que j'ai porté la blouse
grise, pratiquement seul, pour me démarquer comme on le fait souvent à
cet âge-là.
27 septembre 2020
Le billet de Charles : Ma première «vraie vache», ou deux vaches le même jour.
Ma première vraie vache remonte à quelques années maintenant. J’étais tout frais lâché campagne depuis avril. C’était avant que des exigences réglementaires, à mon avis excessives, transforment l’acquisition de cette qualification en prouesse olympique. Mon enthousiasme de néophyte mal rassasié, et les conditions météo me laissaient entrevoir la possibilité d’accumuler facilement les kilomètres. Encore innocent en vol à voile, audacieux mais pas téméraire, j’avais décidé de ne m’autoriser que la vache «aéro»[1], quoique les terrains voisins ne me fussent pas tous parfaitement connus.
26 septembre 2020
25 septembre 2020
24 septembre 2020
23 septembre 2020
22 septembre 2020
Chronique de Charles, Repartis pour un tour ?
La dernière fois, il n'y a pas si longtemps, c'était nouveau, on nous l'a joué grandiose : le grand branle-bas, tout le monde aux postes de combat, les nouvelles officielles du front tous les jours hospitalisations, réanimations, décès, pas les courbes (on n'avait pas le temps de les faire, ou on ne savait pas, ou on n'y avait pas pensé, ou on ne maîtrisait pas bien leurs couleurs), c'était le grand jeu, la parade avec toute la troupe, les majorettes devant la fanfare avec ses cuivres et la grosse caisse, les clowns jongleurs, puis les fauves en cage, les chevaux empanachés comme pour tirer un corbillard, enfin les éléphants en théorie qui se tiennent la queue avec la trompe
21 septembre 2020
Mes premiers vols en planeur - (Les billets de Charles)
Mon premier vol en planeur reste, et restera pour moi, un souvenir impérissable. Pour autant, mes premiers vols en avion (avion d’aéroclub, et avion de ligne), qui avaient précédé m’ont intéressé, aiguisé ma curiosité, je n’y ai pas boudé mon plaisir, loin s’en faut, ce furent de grands moments, mais ça n’a rien eu de comparable avec l’explosion, le feu d’artifices de sensations fortes du premier vol en planeur.
Tout avait commencé quelques mois plus tôt : un ami proche était parti vers le planeur, il avait déserté, faute de temps évidemment, l’activité aéromodéliste que nous pratiquions ensemble, la plupart du temps en autodidactes, faute d’aînés expérimentés. Il avait choisi Valenciennes, ne me demandez pas pourquoi, et j’ai ainsi appris le bouquin bleu [1] (je n’ose dire quelle édition, c’était papyrus, ou parchemin, pas encore papier) en même temps que lui : tout ce qui touchait à l’aviation, au pilotage m’attirait… Je garde de cette époque une page dactylographiée des tarifs du club de Valenciennes (pas une photocopie, ça n’était pas très répandu en 1977, encore moins une page imprimée, non, non, une page dactylographiée bleue copie carbone). J’ai appris, dans ce livre bleu le danger redoutable
20 septembre 2020
19 septembre 2020
18 septembre 2020
17 septembre 2020
16 septembre 2020
15 septembre 2020
Chronique de Charles, Temps incertains
En cette époque troublée et pleine d'incertitudes, j'arrive, probablement par réelle inconscience (beati pauperes spiritu !), plus qu'en fonction d'une attitude raisonnée, j'arrive disais-je à sourire de la situation. Je ne devrais pas, vieux cacochyme que je suis, prendre ainsi à la légère la menace qui pèse sur moi. Mais quand je vois s'agiter autour de moi les gens qui savent, les gens qui décident de ma santé et de sa protection, et qui remuent les bras dans tous les sens pour donner à penser qu'ils s'activent utilement, un peu, il faut bien le dire, comme des moulins à vent,
14 septembre 2020
13 septembre 2020
12 septembre 2020
11 septembre 2020
10 septembre 2020
Chronique de Charles : Madame la Caisse Primaire
Suite à ma déclaration d'accident domestique du mois dernier, et en regard du nombre de lésions, de leur gravité et de leur localisation, vous m'avez demandé de préciser les circonstances du sinistre qui vous paraissent peu claires. Je vais donc vous expliquer succinctement ma mésaventure.
L'hiver dernier, j'avais constaté quelques infiltrations sur le plafond d'une chambre et également dans les combles de ma maison. L'inspection de la toiture m'a permis de déceler quelques tuiles fendues. Dès les premiers beaux jours j'ai décidé d'y remédier. Passé sur le toit par la lucarne, il se vérifie qu'il y a quelques tuiles à remplacer, un peu plus que je ne le pensais. Un peu plus de tuiles à changer, pas vraiment un problème, puisque le chantier nécessite surtout une poulie et son support solidement fixés un peu en surplomb au delà du rebord du toit, pour descendre les vieilles tuiles et monter les nouvelles. Je récupère donc les tuiles endommagées dans une caisse accrochée au droit de mon treuil improvisé, puis je redescend par la lucarne, de manière à descendre ce premier chargement. C'est là que les choses ont commencé à mal tourner.
09 septembre 2020
08 septembre 2020
Et voilà les Shadoks, la saison 1 | Archive INA
07 septembre 2020
La compil Top 50 d'INA CHANSONS | Archive INA
06 septembre 2020
10 tubes d'Annie Cordy que tout le monde chante | Archive INA
05 septembre 2020
04 septembre 2020
03 septembre 2020
Chronique de Charles : Réflexions virales
Grâce aux immenses possibilités que nous ouvrent les techniques modernes, nous vivons une époque enthousiasmante, et ce n'est rien de le dire ! L'information qui nous est délivrée est rapide, omniprésente, on nous la présente en direct, on est « sur le coup », au cœur de l’événement, on se demande même parfois si on ne va pas nous annoncer l'actualité avant qu'elle ne se produise.